mercredi, août 31, 2005
France : Soutien à Peio Serbielle !
Peio Serbielle est un artiste basque. Il a été arrêté le 3 octobre 2004 à son domicile à Berraute (Domezain, Pays Basque), accusé d’avoir hébergé des membres présumés de la direction d’ETA. Il a été mis en examen pour "association de malfaiteurs". Les multiples fouilles effectuées par la police au domicile n’ont rien donné, ni armes ni documents.Nous exprimons, en tant que militants berbères, toute notre solidarité avec Peio ainsi qu'avec le peuple basque.
mardi, août 30, 2005
Sortie de "Mayemmi" de Said Zerouali
Une bonne nouvelle ... Said Zerouali, chanteur talentueux d'Aberkan vient de sortir son premier album "Mayemmi" (pourquoi?). Said, simple et discret, a bâti durant des années de travail un style a lui seul qui le distingue de tous artistes amazighes du Rif. Nous allons consacrer un portrait à ce jeune et grand artiste très connu et respecté dans les milieux artistiques amazighes.
Bravo nnek uma Said ...
Bravo nnek uma Said ...
Imilchil en garde à vue... *
Aghbala fin août 2004. De vieux Camions entassés de montagnards, de bétail et de marchandises roulent prudemment sur le fil récemment godronné. Tout au long de la route de montagne menant vers Imilchil, les regards, hagards des anciens et curieux des petits enveloppés dans leurs djellabas, dévorent les paysages inhospitaliers. Trois heures plus tard, surgissent du néant des maisons en terre battue accrochées aux pieds de cimes nues surplombant de petits cours d’eau et des lopins de terre verts. Des dizaines de petits cafés, d’auberges, de petits bazars meublent timidement la rue principale.Bienvenue à Imilchil, au cœur du grand Atlas. Deux mille deux cents mètres d’altitude. A plus de 200 kilomètres d’Imtghren. La commune la plus proche de Tizi-n-Isli est à 65 kilomètres. Khénifra est à plus de 150.C’est dans cette petite bourgade qui abrite chaque année"Agdud n Ulmghenni", appelé officiellement "Festival des fiançailles", que des centaines d’hommes qui s’opposaient au régime de Hassan II avaient allumé les premiers "focos" (foyers) révolutionnaires qui allaient ensanglanter la montagne berbère en 1973.Plusieurs montagnards ont été tués les armes aux mains. D’autres ont été détenus dans les prisons secrètes du régime ou disparus à jamais. Les plus chanceux ont été rangés par l’exil avant de revenir pour mourir dans l’indifférence.C’est également dans ce bourg que les gendarmes avaient dispersé violemment en 2003 une manifestation des habitants à coups de matraques et d’insultes racistes. Ils revendiquaient des infrastructures de base, de l’électricité et de l’eau potable. La réponse était brutale et démesurée. L’histoire de la révolte des années 70 surgit soudain dans les esprits et des renforts ont été dépêchés dans la montagne.Plusieurs jeunes ont été arrêtés et condamnés à des peines de prison. Des femmes et des enfants ont été tabassés. Même le fou du village, Hemmou Outighrt, a eu droit à sa part de coups.Black out total. La calamité des montagnards d’Imilchil n’a pas trouvé d’écho dans les organes de presse marocains. La condamnation des jeunes contestataires était également passée sous silence comme si de rien n’était. Aucun marocain n’est descendu dans la rue pour réclamer la libération des jeunes, alors que des centaines de milliers envahissent les rues pour exprimer leur solidarité avec des terroristes palestiniens assassinés par l’armée israélienne. Que devient Imilchil trente ans après le premier échec des "focos" et deux ans après les émeutes ? Un village en garde à vue dont l’innocence ne sera jamais établie. Un imilchilois est suspect de subversion jusqu’à ce que son innocence soit démontrée.Gardé par des centaines de gendarmes et des relais du pouvoir dans la région, Imilchil agonise. Ses femmes et ses enfants tendent leurs mains dans les villes de la région de Tafilalt : Imtghren, Rich, Zayda, Tinghir, Tizi-n-Imnayen,... Les jeunes partent sous d’autres cieux plus cléments et le village se vide de plus en plus.Les autorités, finiront-elles par assiéger ce village rebelle de fils arbelés et le déclarer "réserve" ? Ses habitants finiront-ils comme les Indiens Mohawk du Canada qui se sont reproduits à Imilchil lors de la dernière édition du "Festival de la musique des cimes" (à Dieu Oulmghenni) ?. Les Indiens étaient-ils là uniquement pour leur rappeler leur sort ?
* ma chronique publiée octobre dernier sur notre site : www.tamazgha.fr
Imilchil: Tu veux rentrer chez toi, din rebbek ... cherche un badge !*
Notre ami Zayd Ouchna, de Tizi n Imnayen, a assisté cette année au Festival d'Imilchil. Il nous livre dans cet article ce qu'il a vu ...Au coeur du plateau de l'Adrar au haut Atlas marocain et au long de tout l'Assif Melloulen, sévit une légende Amazighe aux dimenssions plurielles. Durant ces dérnières décenies, par la force des luttes des tendances, elle a pris durant cette période plusieurs dénominations: de l'Agdud tout court, à l'Agdoud n Oulmeghenni, ensuite le mousem des fiançailles à Imi n Lchil, .... puis le maousem d'Imi n lchil et aujourd'hui: "La musique des cimes".
Cette fête aussi légendaire elle est pour les Imazighen de la région et plus précisemment pour les "Ayt Hdiddou" n'est plus de leur ressort, eux les dépositaires de cet héritage séculaire. Les enjeux sont multiples, qui s'acapare sa médiadisation à son profit ( y compris les sponsors), qui monoplise sa rente économico-touristique et d'autre se charge de la rengaine culturelle! Bien sûr, l'oligarchie marocaine n'a pas oublié de décerner un rôle aux Ayet Hdiddou: c'est celui des serviteurs! Ici, il n'y a pas d'nfrastructure pour une vie décente, mais juste le necessaire pour permettre le passage de la carave arabisante. Plus grave encore:
-D'abord la main du diable a déplacé le lieu de l'Agdoud (de Ayt Âmer au village d'Imi n lchil à 22 km) entre les quatres murs et donc entre les mains des Mokhaznis et de la gendarmerie...! Ensuite, permettre aux invités arabophonnes de s'assoire sur des chaises devant la tribune et jeter Imazighen derrière loin des champs visuels des caméras des télévisions !
De mes propres yeux, j'ai vu des mokhaznis qui repoussent Imazighen vers des élevations pour permettre aux familles arabophonnes d'entrer par le passage officiel .... Bien sûr que je ne pouvais pas rester stoique devant une telle situation.
J'ai demandé à l'adjudant mokhazni la raison de cette sécgrégation affichée ( le jeudi 25/8/2005 à 21h 37 mn). Il m'a répondu que ce sont les ordres du caid de la commune de Imi n Lchil.
Ce dernier était à quelques mettres de nous .
Je l'ai appelé moi même:
-Mr. le caide !!!
Le caid: il y a un problème?
Moi: Oui, Monsieur, vous choisissez les citoyens digne à vos yeux d'accéder aux estrades, mais d'autres devront se contenter de la vue depuis la falaise?
Le caide: Ceux qui devront avoir l'accés par l'entrée du village doivent être munis d'un badge!Moi: Mais cette fête est populaire pour toute la région depuis la nuit des temps et elle est organisée à l'intérieur du bourg des habitants.
Vous voulez demander des badges aux gens qui désirent rentrer chez-eux?
Puis, qui est donc cette autorité habileté a organiser cet évenement gardé jalousement par des locaux depuis toujours, mais aujourd'hui, elle les refoule dans les falaises pour assoir sa vision et choisit ses invités?
Le caid se retir sans un mot. Durant mon dérnier passage à L'Assif Melloulen, j'ai vu bien des choses méprisantes et méprisables à la fois, j'ai vu également l'abject, mais malheureusement la honte ne tue toujours pas.
* le titre est une proposition de lhou. Merci zayd
jeudi, août 25, 2005
Insolite : Enfin, un masaë blanc ...
Un antiquaire britannique veut être le premier masaë blanc au kenya ...Un marchand d'antiquités britannique, premier Blanc adopté par des Masaë du Kenya, a décidé de renoncer à ses biens pour rejoindre sa nouvelle tribu en Afrique, a rapporté un journal britannique.
Après avoir fait don de l'ensemble de sa garde-robe à l'ONG britannique Oxfam, Graham Pendrill s'apprête à troquer sa luxueuse demeure des environs de Bristol (ouest de l'Angleterre), estimée à 1,2 million de livres (2 millions d'euros), contre une hutte kenyane, ajouté la Gazette du South Gloucestershire.Au cours d'un voyage en Afrique orientale fin 2004, ce millionnaire anglais s'était vu introniser "ancien" d'une tribu masaë qu'il avait aidée en réglant un différend entre éleveurs de bétail.En reconnaissance du service rendu, il avait alors été initié à la culture de ces bergers-guerriers nomades du sud du Kenya, au cours d'une cérémonie au cours de laquelle il avait dû boire de l'urine de taureau et recevoir un sacrifice de vache. Graham Pendrill avait toutefois échappé à la circoncision qui fait habituellement partie des cérémonies d'initiation.A l'issue de ce rite de passage, Graham Pendrill se voyait rebaptisé "Siparo", un nom tribal signifiant "le brave". "Un véritable honneur" pour cet homme fier d'être "le premier masaë blanc", a-t-il lui-même confié à la gazette.En attendant de repartir s'installer au Kenya avant la fin de cette année, cet ancien conseiller municipal de 57 ans ne porte plus que des tenues masaë dans son village d'Almondsbury."Les gens peuvent me traiter d'excentrique, s'ils le veulent. Cela ne me dérange pas.
Je portais une robe la plus grande partie de mon temps passé chez les Masaë. Et à mon retour, mes vêtements ordinaires me paraissaient bizarres", a-t-il confié.
Source : AFP
mercredi, août 24, 2005
Hommage à Abdesslam Achahbar
Abdesslam Achahbar (1969-1992), auteur de la célèbre chanson "Inasen i Medden neccin nxes an-nili" (dites a tout le monde que nous voulons exister).Porté disparu, à la fleur de l'âge, il y a 13 ans ...
Février 1998, Faculté de droit de Meknès. Lors d'une soirée artistique organisée par le Mouvement culturel amazigh estudiantin, un jeune militant de Biya (Al Houceima) monte sur scène et chante "Inasen i medden neccin nxes an-nili"(dites à tout le monde que nous voulons exister).
Un poème mélancolique d'un poète inconnu pour nous, jeunes militants du Sud-Est du Maroc. Il s'appelait Abdesslam Achahbar.
Les paroles de la chanson ont fait le tour du campus. Photocopiées et distribuées, elles étaient pour nous une sorte d'hymne à l'image de "Kker a Mmis Umazigh" en Kabylie.
7 ans après, je découvre la face cachée de notre triste hymne des années universitaires.
23 juillet 2004 au Festival Amazigh Méditerranéen de Tanger, le groupe Imetlaâ (sans abris) monte sur scène et chante "An-nili". La foule se déchaîne. L'émotion se lisait sur les visages de tous ceux qui sont connu Abdesslam. Il revient avec force dans les discussions. J'interroge mes amis Mohamed, membre d'"Imetlaâ" et Said Zerouali, jeune chanteur talentueux d'Aberkan (Rif), sur la chanson. Said, très sensible, me met en contact avec Fettah, le frère de Abdesslam. L'histoire qu'il me raconta est tragique. Elle m'avait secoué.
Abdesslam Achahbar est porté disparu depuis 1992. La nuit l'avait entassé, avec plusieurs autres désespérés, sur une barque d'immigration clandestine en Espagne. Il ne reviendra jamais. Il avait 23 ans.
Les chants de ce jeune talent de Biya, qui s'est senti poussé à fuir la misère et l'oppression subies par le Rif, résonnent de plus en plus sur sa terre. "Abdeslam avait composé une série de poèmes prestigieux que beaucoup d'autres chanteurs amazighes du Rif ont chanté, dont "Imetlaâ" et Najib Amazigh", me dit son frère.
Un groupe amazigh de Hip Hop de Holland a même repris l'une de ses célèbres chansons "Fouad Iwaddar" (Fouad s'est noyé!). Le poème raconte l'histoire d'un jeune qui a choisi d'immigrer clandestinement et qui meurt noyé dans la mer. Etrange histoire. Abdesslam trouvera le même sort que le personnage de sa chanson quelques années plus tard.
Des dizaines d'autres poèmes écrits et chantés par Abdesslam existent. Son frère pense les éditer menées d'une traduction.
Abdesslam, mort à la fleur de l'âge, demeure l'un des grands poètes qui ont marqué leur temps. Sa poésie, puisée des souffrances du Rif et de la lutte des Imazighen pour la dignité, est d'une force extraordinaire.
Ce jeune, qui aspirait à une vie digne et qui s'est sacrifié pour la liberté, mérite qu'on lui rende hommage en publiant notamment ses textes.
Pour que Abdesslam, qui a tant rêvé de notre existence, puisse exister au moins dans la mémoire de son peuple qu'il a tant aimé, mettant nous au travail pour que sa poésie soit éditée.
mardi, août 23, 2005
A l'ombre des Mollahs ....
Bonne nouvelle : le journaliste iranien Akbar Ganji a cessé sa grève de la faim. Le combat pour obtenir sa libération continue.La femme d'Akbar Ganji, Massoumeh Shafii, a confirmé, le 22 août 2005, que le journaliste avait recommencé à s'alimenter.
« Reporters sans frontières se réjouit qu'Akbar Ganji ait mis un terme à sa grève de la faim, et que, par conséquent, ses jours ne soient plus en danger. Le combat pour obtenir sa libération continue malgré tout. Nous espérons vivement que sa persévérance ne lui vaudra pas de rester en prison jusqu'au terme de sa peine », a déclaré l'organisation.
Son épouse, empêchée de le voir depuis le 1er août, a enfin été autorisée à lui rendre visite le 21 août et a ainsi pu constater son état de santé. « J'ai pu le voir hier soir, il a cessé sa grève de la faim, il va plutôt bien, il parle », a-t-elle déclaré à l'Agence France-Presse (AFP).
Les autorités officielles iraniennes avaient affirmé qu'Akbar Ganji avait officiellement arrêté sa grève de la faim le 17 août mais cette information n'avait pu être confirmée jusque-là, ni par les proches, ni par les avocats du journaliste, tous interdits de visite.
Pour rappel :
Le 22 avril 2000, Akbar Ganji, journaliste aux quotidiens réformateurs Sobh-é-Emrouz, Neshat et Asr-é-Azadegan, et rédacteur en chef de l'hebdomadaire Rah-é-No, est arrêté à son retour de Berlin pour avoir participé à une conférence jugée "anti-islamique" et "antirévolutionnaire" par les autorités iraniennes.
Le 15 juillet 2001, il est condamné à six ans de prison pour " atteinte à la sécurité de l'Etat ", " insulte au fondateur de la République islamique, aux valeurs sacrées du régime " et pour " propagande contre la République islamique ".
Détenu à la prison d'Evine de Téhéran, il peut continuer à écrire et à lire en prison. Mais il ne peut téléphoner à sa famille et ne bénéficie d'aucun suivi médical alors qu'il souffre d'asthme aigu. Il est brièvement libéré pour recevoir des soins le 30 mai 2005, mais est de nouveau emprisonné le 10 juin avant d'avoir pu se faire soigner.
Il commence une grève de la faim dès qu'il retourne à la prison d'Evine, le 11 juin. Il perd 22 kilos en un mois. Il est hospitalisé en urgence le 17 juillet à l'hôpital public Milad (nord de Téhéran). Mais la justice refuse toujours de le libérer. Il est en danger de mort. Après plus de 60 jours de grève de la faim, Akbar Ganji met finalement un terme à sa grève de la faim. Il reste hospitalisé pour recevoir les soins adaptés à son état.
Source : www.rsf.fr
vendredi, août 19, 2005
Hassan Thidrin
Hassan Thidrin, Père spirituel du groupe légendaire "Thidrin". Une grande figure de la chanson amazigh engagée depuis les années 75. Il incarne à lui seul la détermination de tout un peuple à recouvrir ses droits légitimes. Ici, Hassan salut son public à Tanger le 23 juillet dernier.Lisez notre article sur Hassan sur ce blog ou en kilkant :
http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=1422
mercredi, août 17, 2005
Affaire Tel Quel : Réaction de RSF

Deux journalistes condamnés pour diffamation, Reporters sans frontières dénonce une "sentence disproportionnée".
Ahmed Reda Benchemsi et Karim Boukhari, respectivement directeur et chef des actualités de l'hebdomadaire indépendant "Tel Quel", ont été condamnés, le 15 août, en première instance à Casablanca à deux mois de prison avec sursis, 2 500 dirhams (255 euros) d'amende et un million de dirhams (90 000 euros) de dédommagement pour diffamation à l'encontre d'une députée. Reporters sans frontières dénonce un procès inéquitable et une "sentence disproportionnée".
"Nous sommes indignés par la lourdeur de la peine prononcée à l'encontre des deux journalistes. Les médias marocains poursuivis pour diffamation ne devraient pas avoir à craindre des peines de prison. Cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des journalistes est contraire aux standards internationaux sur la liberté de la presse. De plus, lors du procès, les droits de la défense n'ont pas été respectés", a déclaré l'organisation.
Contacté par Reporter sans frontières, l'avocat de la défense, maître Karam, a affirmé n'avoir pas pu plaider lors de l'audience et a dénoncé la partialité du jugement. Il a, par ailleurs, déclaré qu'il "est étrange que la condamnation intervienne alors que le mois d'août est un mois de repos judiciaire au Maroc, les tribunaux n'y statuant que sur des affaires urgentes".
Dans un billet satirique intitulé "Secret d'une brune", Karim Boukhari avait retracé dans le numéro 184 de "Tel Quel", l'évolution de la carrière d'une députée, "originaire du Moyen-Atlas", la désignant par le pseudonyme d"Asmaa", "pour éviter qu'elle ne crie à la diffamation". Le journaliste racontait comment cette femme qu'il dit être une "ancienne cheïkha" (danseuse populaire), est devenue parlementaire. Malgré le pseudonyme, la députée Halima Assali s'est reconnue et a intenté une action en justice.
Joint au téléphone par Reporters sans frontières, M. Boukhari a souligné que son billet était "humoristique" et qu'il n'avait pas nommé la députée qui a porté plainte.
Les journalistes ont décidé de faire appel ...
klik : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=14705
Secret d’une brune : le billet de Karim Boukhari incriminé
L'anecdote a déjà été rapportée dans le dernier TelQuel, mais elle mérite plus de détails… C’est l’histoire à dormir debout d’une ancienne cheikha, femme de chant et de plaisir(s), originaire du Moyen-Atlas. On l’appellera Asmaâ, pour éviter qu’elle ne crie à la diffamation. En 2002, donc, Asmaâ se présente aux élections législatives, les premières où le Maroc, via sa voix la plus autorisée, a décidé d’accorder un quota pour les femmes au Parlement. Une récompense archi-méritée pour la douce moitié de ce pays. Asmaâ fait partie de celles qui sont nées pour prouver, comme dit la chanson de la Franco-portugaise Lio, que "les brunes ne comptent pas pour des prunes". Elle franchit le pas et adhère à l’un des partis de la haraka, spécialement connu pour recruter dans le Moyen-Atlas. La suite tient du miracle. Asmaâ, à la formation rudimentaire et aux activités pas toujours orthodoxes, séduit les foules humbles de Khénifra et régions. Elle troque son caftan de cheikha pour la djellaba de députée. La voilà parlementaire. Pourquoi pas après tout, cheikha est un noble métier, même si certains y trouvent à redire. Et puis même, regardez un Ronald Reagan par exemple, il a bien été un piètre acteur de western (néanmoins très apprécié du défunt Hassan II, à ce qu’on dit) avant d’être bombardé président des états-Unis. Tout cela est de bon augure. Seulement voilà : Asmaâ, qui a gravi un échelon social, boude le Parlement. Elle n’y va plus que pour croiser d’éminents "amis" passés…ou pour se chamailler. Dans l’une de ses dernières crises existentielles, elle a hurlé à une autre députée, certainement jalouse du succès d’Asmaâ : "Vous, les gens de Sidi Kacem, vous en êtes encore à consommer le b’bouche (escargots), moi je préfère le méchoui, c’est une question de classe !". Asmaâ, on t’aime. Maroc: Deux journalistes de TEL QUEL condamnés à 2 mois de prison

Deux journalistes marocains de l'hebdomadaire indépendant "Tel Quel" ont été condamnés lundi en première instance à Casablanca à deux mois de prison avec sursis pour "diffamation" à l'encontre d'une députée, a indiqué à l'AFP leur avocat Mohamed Karam.
Le directeur de Tel Quel, Ahmed Reda Benchemsi et Karim Boukhari, auteur de l'article incriminé, ont été également condamnés à payer solidairement 2.500 dirhams (255 euros) d'amende et un million de dirhams (90.000 euros) à titre de dédommagement, a ajouté l'avocat. Ils ont décidé de faire appel.Dans un billet satirique intitulé "Secret d'une brune", Karim Boukhari avait retracé dans le numéro 184 de "Tel Quel" l'évolution, selon lui, de la carrière d'une députée, "originaire du Moyen-Atlas", en lui accordant le nom de Asmaa "pour éviter qu'elle ne crie à la diffamation".Karim Boukhari raconte comment cette femme qu'il dit être une "ancienne cheëkha" (danseuse populaire), est devenue parlementaire en adhérant à un parti politique."Le verdict rendu dans cette affaire constitue vraiment un scandale judiciaire", a assuré l'avocat des deux journalistes, Me Karam, affirmant que c'est la première fois qu'un jugement est rendu si rapidement. "La défense ne va pas se taire", a-t-il ajouté.Contactée par l'AFP, Halima Assali, députée du mouvement populaire (MP, centre-droit) qui a porté plainte, a assuré que "les journalistes devaient s'informer avant de publier". "Je ne lui en veux pas, à l'auteur du billet, c'est un jeune journaliste qui a été manipulé et j'en veux plus aux gens qui lui ont donné de fausses informations", a-t-elle dit."On ne doit pas, sans s'informer au préalable, publier un chiffon pareil, et ils n'ont pas pris la peine de savoir si je suis mariée, si j'ai des enfants, et en plus, c'est faux ce que le journaliste a écrit", a ajouté Mme Assali."Je suis surpris"," a déclaré de son côté à l'AFP Karim Boukhari, auteur de l'article incriminé. "On ne nous a pas écouté, on n'a pas écouté notre défense et nous avions été cités à comparaître directement", a-t-il dit.M. Boukhari souligne que son billet était "humoristique" et qu'il n'avait pas nommé la députée qui a porté plainte.
(source : AFP)
dimanche, août 14, 2005
Thidrin...raconte-moi le Rif !

"Idurar n Tegrawla dewlen n Tarewla" -1-
"Thidrin" est l’icône d’un Rif opprimé dans le sang et qui refuse de plier au joug et à l’arbitraire. Trente ans après une existence presque "clandestine", ce groupe de musique berbère renoue avec la scène et accouche, dans la douleur de l’exil, de son premier opus : "Muh’and Ameqran".
Rifuznik.
"Thidrin" est une légende. Un tatouage indélébile. Le Rif conté dans la douleur, dans les larmes. Il est l’histoire fantastique d’un groupe de jeunes militants de la première heure déterminés à défendre une grande cause : l’amazighité. Le moyen : des guitares, des rythmes anciens rénovés, des voix chaudes et des poèmes audacieux, crus et provocateurs.Animé par le désir de s’affirmer, le groupe "Thidrin" se lance à la recherche de soi-même, du passé spolié et de l’identité tatouée par des siècles de mépris. Durant trois décennies, plus de 20 casettes de ce groupe légendaire ont circulé sous le manteau. Les membres de "Thidrin", sages révoltés dans un Rif rebelle, ont toujours vécu avec le spectre de la prison qui planait sur eux. La chanson était pour ces épris de liberté et de justice, le seul moyen d’expression sur la situation du Rif à une époque marquée par la répression. Avec les incontournables Twattun ("les oubliés"), Walid Mimoun et tant d’autres groupes et chanteurs, "Thidrin" dénonce, revendique et lutte pour la dignité bafouée.
Déterminés, ils chantent la résistance, la terre, l’oppression subie par le Rif et la liberté d’un peuple otage sur sa propre terre."Qui peut vous oublier, vous qui êtes morts par les balles du makhzen ?", "jusqu’où ?", "Tamazight", "Tilelli", "Abrid inu", "A degm fsigh d ametta" ..., sont autant de poèmes chantés résumantl’histoire de ce groupe révolutionnaire étroitement liée à celle de la terre qui les a vu naître : Le Rif.
Hassan, le père spirituel.
Le fondateur du groupe, Hassan Thidrin a 50 ans. Svelte, vêtu de noir, le regard éteint, la figure charismatique de la chanson amazighe engagée dégage une énergie sans égale. Affaibli par la maladie, ce sage Rifuznik, fin connaisseur du Rif et des maux qui le rangent, raconte l’histoire du groupe, entouré de Mhend Abttoy et Jamal Paco, deux jeunes membres de "Thidrin" exilés en Hollande.Voix basse et amère, il me chuchote : "Interdits de studio, nous chantons l’identité berbère, l’émancipation de la femme, le désespoir d’une jeunesse étouffée et privée de son identité et la douleur de l’exil et de l’éloignement"."Nos cassettes circulaient de main en main et atteignaient les villages les plus reculés du Rif". "Netγennij, ad’ar di barr’a, ad’ar di rh’abs (on chantait, un pied sur scène, un autre en prison)", me dis ce grand amoureux de la culture amazighe.Des thèmes qui, selon Paco, étaient vus comme "subversifs" à l’époque."Il était difficile durant les années 70 et 80 de se dire Amazigh, de chanter dans cette belle langue interdite et d’enregistrer dans des studios des chansons en tamazight avec une pareille thématique". Thidrin l’a assumé. Il l’assume toujours.
Izuran.
Conscients de leur identité et déterminés à lutter pour le recouvrement des droits du peuple berbère, les membres du groupe ont parcouru les montagnes du Rif pour collecter des poèmes anciens et des proverbes. Leur œuvre est le fruit d’un travail de longue haleine, de recherche lexicale et musicale inspirée d’anciens rythmes amazighs mais résolument inscrite dans la modernité. Selon Hassan, "Thidrin" incarne l’espoir et la continuité d’une identité qui émerge après un mépris qui a duré depuis plus de 2.000 ans. Le groupe est à l’image d’un épi de blé qui servira de semences. Thidrin s’est distingué durant des décennies par son style original et spécifique qui marie les anciens rythmes amazighs et la World Music.
L’exil.
Après la révolte du Rif de 1984 et la répression qui s’est abattue sur la région, le groupe, menacé, se déracine et s’exile en Hollande. Hassan, quant à lui, choisit de rester dans le Rif. Déchiré par l’exil et par une immigration très difficile à vivre, le groupe entame l’enregistrement de son premier CD "Muh’and Ameqran" ; un hommage à Abdelkrim, un héros du Rif. Un véritable hymne à la liberté.
Le travail durera deux longues années dans des conditions difficiles. "D’énormes sacrifices ont été consentis par tous les membres du groupe. On travaillait sans cesse, délaissant nos familles", me confie Mhend Abttoy, également poète et artiste-peintre.Ironie du sort : l’enregistrement terminé, sortis du studio à 2h00 du matin, un grand camion percute la voiture qui transportait tous les membres du groupe et a failli tous les tuer, raconte Mhend ému.
Silence.
Hassan Thidrin, père spirituel du groupe et figure du combat mené pour la dignité dans le Rif, vit désormais à Aït Bouâayach dans le dénuement total.Cet artiste aux divers talents qui a fait rêvé des générations entières de liberté et de dignité, s’éteint dans le silence. "Hassan vit presque de rien. Il vit des aides de ses amis. Il vit dans l’oubli total", me confie, écœuré, un jeune de Biya (Al Houceima) venu lui rendre hommage à Tanger lors de la première édition du Festival Amazigh Méditerranéen (du 22 au 24 juillet).Imazighen ont-ils la mémoire si courte pour laisser tomber dans l’oubli un homme qui les a fait vibrer des décennies durant ?A. Yafelman,Tanger
"Thidrin" signifie en tamazight : épi de blé ou de maïs.- Les photos sont extraites du site Bafa
1- (les montagnes de la révolte sont devenues celles de la fuite), chanson "Umani ?" (jusqu(ou?)
jeudi, août 11, 2005
mercredi, août 10, 2005
Une tribu Berbère du Rif anti-Islam ... Il y a 100 ans !
Il y a 100 ans (1905), avant la création de la Rippublik d'un certain Abdelkrim (Drapeau), Auguste Moulérias dans son ouvrage «Une tribu zénète anti-Musulmane» parle d'une tribu du Rif islamophobe ... Actuellement la situation a changé. Le Rif exporte même des terroristes assoifées des 70 vièrges d'un paradis qui n'existe pas ... Nostalgie.
"L'un des plus étonnants césarismes théocratiques qui aient paru sur la surface de la terre, l'unique souverain moral qui reste maintenant debout au milieu du gâchis et des ruines marocaines, l'Islam, le tumultueux, le redoutable Islam, cet irrésistible assimilateur des races candides ou grossières, ce rapide conquérant de la moitié de l'Ancien Monde, s'arrête, impuissant, au pied d'un petit canton montagneux des Angad, à 5 ou 6 journées de Fez, dans l'orbe par conséquent de l'omnipotente attraction de la Rome chérifienne. Et ce qu'il y a de plus curieux dans cet échec de l'éléphant qui voit sa route barrée par un citron, c'est que le citron la lui barre depuis un bon nombre de siècles que nous ne pourrons évaluer exactement tant que les origines de la tribu zénète des Zkara resteront pour nous à l'état d'énigme.
Cette étrange tribu des Zkara, nous nous souviendrons longtemps de la joie profonde qu'elle nous causa quand nous l'entendîmes qualifier, pour la première fois, de tribu chrétienne, issue de chrétiens, et restée chrétienne au milieu du flot islamique ! Car, vainement, pendant des années et des années, la même question, obsédante et opiniâtre, avait été posée par nous à des quantités de Marocains de divers points de l'Empire : « Y'a-t-il au Maroc une tribu berbère qui ne soit pas musulmane ? » Et toujours, comme clichée d'avance sur les lèvres de nos interlocuteurs, la même réponse résonnait à nos oreilles : « Par Allah ! répondaient-ils stupéfaits, tu veux rire sans doute ? Grâce à Dieu, il n'y a pas un seul douar, pas un seul village marocain où l'on ne prononce plusieurs fois par jour le La ilaha illa llah, Mouh'ammed rasoul Allah. »
Ces affirmations de gens pouvant bien ne pas connaître à fond tous les recoins de leur pays, n'eurent heureusement pas plus de don de nous décourager que la lecture des historiens, arabes et chrétiens, qui affirment, eux aussi, que l'Islam n'a laissé trace d'aucune ancienne religion, chrétienne ou païenne, parmi les populations actuelles du Nord-Ouest de L'Afrique. Ils sont particulièrement désespérants à cet égard nos annalistes, et aucun d'eux, pas même nos meilleurs chroniqueurs français de l'Algérie, auxquels on ne saurait refuser sans injustice une dose d'esprit philosophique au moins égale à celle que l'on se plait à attribuer au plus illustre historien musulman de la Berbérie, Ibn Khaldoun, aucun d'eux n'a eu l'idée de demander si, par hasard, une petite épave du grand naufrage des religions et des nationalités n'avait pas surnagé après l'inondation mahométane au Maroc, surtout au Maroc où les vastes étendues désertiques du Sud et de l'Est, ainsi que la masse imposante de l'Atlas, offraient des asiles à peu près inviolables aux croyances et aux races que l'Islam envahisseur savait si bien assimiler, refouler, ou exterminer le cas échéant.
Le pays des Zkara est situé à 25 kilomètres à peu près à l'Ouest-Sud-Ouest de la petite ville marocaine d'Oujda.
Les Zkara ne sont point musulmans !
Réfractaires jusqu'ici à la doctrine du Prophète arabe, ils sont parvenus à se conserver miraculeusement au milieu du bloc islamique en projetant l'ombre et le mystère sur leurs croyances, sans donner complètement le change toutefois sur leurs véritables sentiments religieux aux Mahométans dont ils sont entourés.
Ce que leurs voisins immédiats savant des Zkara sous le rapport de la foi, c'est que les Zkara sont des Kouffar, des Nçara (Infidèles, Chrétiens).
Dès maintenant, ce qui ne fait plus de doute pour nous, nous le répétons, c'est que les Zkara ne sont points Musulmans. Bien qu'entre eux ils se disent Chrétiens et que devant les Mahométans ils n'osent affirmer trop haut qu'ils ne partagent pas leurs croyances religieuses, ils est évident qu'ils ignorent Jésus comme Mahomet. Ils ne paraissent pas avoir entendu parler des Ecritures saintes. L'Ancien et le Nouveau Testament, ainsi que le Coran, leurs sont totalement inconnus. Ils ne disent et ne connaissent aucune prière, ne jeûnent jamais, ne prononcent en aucune circonstance la profession de foi islamique, même à l'article de la mort. Ils ne se marient qu'entre eux et l'un des plus grands crimes que puisse commettre une Zkraouia est d'épouser un musulman et un Zkraoui de se marier avec une musulmane.
Contrairement aux préceptes du Coran, les Zkara mangent les animaux crevés qu'ils trouvent dans la campagne. Ils mangent aussi le sang des bêtes qu'ils tuent et ils ne pratiquent pas de la même manière que les Mahométans et les Juifs l'immolation des animaux destinés à leur table. Pour le mouton et le chameau, par exemple, le couteau est plongé dans la gorge de la victime, la pointe en bas, dirigée vers le coeur. Les volailles et autres animaux sont assommés ou étouffés. Quant à la formule musulmane du sacrifice : « Bismillah, Allahou Akbar », aucun Zkraoui ne la prononce.
Le sanglier, qui pullule un peu partout en Zénétie, offre à la population zkraouienne sa chair saine et savoureuse. Hommes, femmes et enfants, quand la battue a été fructueuse, se réunissent en des banquets homériques pour dévorer jusqu'aux os ceux de ces animaux qui sont tombés sous les balles des Remington des chasseurs de la tribu.
Il est d'autres occasions où l'anti-islamisme des Zkara se manifeste avec éclat. Ainsi, ils daignent consentir à manger toutes sortes d'aliments préparés par les Mahométans et s'asseoir avec eux autour d'une gaçaa remplie de couscous et de viande, mais ils refusent de se servir des cuillers que les sectateurs du prophète ont portées une seule fois à leur bouche.
C'est en prévision de ce désagréable inconvénient que le Zkraoui porte constamment sur lui, quand il est en voyage, sa cuiller en bois, dont il seul à faire usage et qu'ils ne peut prêter qu'à un Zkraoui comme lui.
Les Zkarane doivent pas porter non plus des chaussures dans lesquelles les Mahométans auraient mis leurs pieds, ne serait-ce qu'une seconde. Aussi, il faut voir les minutieuses précautions que ces braves gens prennent en vue d'éviter ce malheur qui les condamnerait à subir la perte des souliers, ou des sandales, qu'un disciple de Mahomet aurait chaussés, par mégarde ou autrement. Afin de prévenir les accidents de cette nature, beaucoup de Zkara de la classe moyenne, quand ils vont chez des Musulmans, fourrent leurs chaussures dans leur capuchon, au lieu de les laisser près de la porte d'entrée selon l'usage arabe.
Les grands seigneurs zkara, au contraire, prennent à la main leurs souliers et vont déposer sur une étagère, ou derrière une caisse, à l'abri des étourderies et tentations mahométanes.
Quant aux pauvres diables, ils trouvent plus simple et plus habile de venir nu-pieds chez les partisans du Prophète auprès desquels leurs affaires les appellent. Et quand par le plus grand des hasards, a lieu l'irréparable souillure, alors le zkraoui, dans un accès de fureur, coupe et lacère ses chaussures, ou bien il les jette au vent, et il les abandonne, avec regret sans doute, mais enfin il les abandonne aux pieds impurs qui les ont contaminés.
On sait que dans la plus grande partie du Maroc les Mahométans ont l'habitude de recevoir et de faire coucher leurs hôtes, les mendiants et les étrangers dans les mosquées, les zaouia ou les sanctuaires de santons. Or les Zkara refusent de pénétrer dans ces bâtiments et, à plu forte raison, d'y passer la nuit. Lorsque les Musulmans leur font une invitation de ce genre, ils répondent, avec une pointe de dégoût :
« Que les vivants restent avec les vivants et les morts avec les morts. »
A cela, dans le but de les taquiner, les Mahométans répliquent :
« Mais il y'a des saints enterrés là, ils vous porteront bonheur. »
« Avec l'argent que vous dépensez pour élever de somptueuses habitations à des gens tombés depuis longtemps en poussière, objectent les Zkara, vous feriez mieux de construire de bonnes maisons pour vous et vos enfants. »
Il y'a une dizaine d'années quelques jeunes gens des Zkara, appartenant à la lignée de Sidi Ah'med Ben Youssef, allèrent achever leurs études à Fez dans le but de se retremper aux sources vives du Mahométisme. Ils revinrent ensuite au pays, conflits en dévotion, avec l'idée fixe d'islamiser leurs compatriotes. Leurs conférences, leurs prédications enflammées, les peintures séduisantes qu'ils faisaient du paradis de Mahomet aboutirent à un résultat extraordinaire, qu'ils étaient loin de prévoir eux-mêmes. Ils furent bannis de la tribu, avec défense d'y rentrer tant qu'ils ne prendraient pas l'engagement de ne plus ennuyer leurs concitoyens avec leur monomanie islamisatrice.
Il y a de ca 100 ans.
Il n y a pas de quoi être fier comme l'ont fait kilk sites qui ont présenté ce texte comme une manière de résistance du Rif à l'islam. Le Rif est l'une des régions les plus islamisées au Maroc. Le Rif est, désormais, réputé par son hach de bonne qualité et ses terroristes aveuglées par les 77 vièrges du paradis ! Amen !
"L'islamophobie, n'en déplaise aux racistes islamogauchistes, n'est pas l'apanage des Occidentaux d'aujourd'hui. Ca va peut-être faire bouillir l'ayatollah Mouloud Aounit, d'origine kabyle mais coranisé et arabisé jusqu'à l'os : il y a au Maroc un petit village berbère qui résiste encore et toujours à l'envahisseur…"
Lu sur http://www.france-echos.com/actualite.php?cle=5076 .
mardi, août 09, 2005
Un Ghérissois "Au service de l'Etat " !
Smail Khettouch, un habitant de Goulmima vivant aux USA, a écris sur le site de www.goulmima.com "...on se sent fier quant qlq un de chez nous réussit qlq chose qlq part ... Récemment ... un livre, écrit part un fils de Ghriss, vient d'être publié sous le titre "Au service de l'Etat" par Mohamed Boufous ( Récit et temoignage 1957-1971) aux editions Marsam ...J'aimerais bien k on en parle, k on en discute surtout k c'est un témoignage ki relate, dans ceratains chapitres l'histoire récente de goulmima, après l'independance et l'effort du jeune gouverneur de Ksar Essouk". Merci Kahen,Kelk passages de ce livre lus pour toi "Kahen":
"Nos parents et grands-parents n'ont jamais renié l'autorité du Makhzen. Nous sommes une région du Makhzen puisque c'est de chez nous qu'est partie la dynastie alaouite qui a remplacé la dynastie saâdienne ... C'est pour cela qu'enfin de compte, disait mon père, le protectorat aura au moins servi à bous débarasser de la sédition et de la guerre civile, car nous voulions vivre en paix". Page 9 de ce livre.
Autre passage : "Lorsque le Général Guillaume, en 1943, va informer Mohamed Ben Youssef que la soumission du Sud achève la conquête du Maroc, le jeune sultan, rapporte-t-il, lui exprime sa reconnaissance "pour son excellente action de pacification". Les troupes coloniales ont accompli ce que les cavaliers du Makhzen n'ont jamais pu réussir. L'armée française est de passage. Le Makhzen restera". Page 27.
Ca c'est que j'appelle, personellement, de l'ignorance pure et simple de l'histoire. Le livre est au service de mensonge et son auteur est au service de l'Etat . . .
Tu es toujours fier "Smail-Kahen" ? MOI NON !
mercredi, août 03, 2005
Azegzaw charge ... en Anglais !

The English side of Blog Nnegh. For friends who don't speak Tamazight yet....
Bouba, artiste-peintre et nouvelliste amazigh vivant aux USA. Azegzaw (pour les amis) vient de créer un blog en anglais pour parler aux américain de la culture amazigh.
Klikez : http://ghasbouba.blogspot.com/
mardi, août 02, 2005
Tu veux boxer berbère ?
Apr
ès le couscous, le parti politique berbère, la boxe berbère..
Un art martial berbère. C'est une premiére dans le monde. Nommé "Boxe amazigh", c'est un art inventé par le maître Said Jabir (qui est d'origine de Rif marocain, ceinture noir en Kung Fu).
Les instruments utilisés comme armes sont: la faucille, le bâton, ainsi que d'autre armes spécialement conçues pour cet "art".
Le fondateur de cet "art" a déja formé une équipe pour faire des démonstrations dans différentes salles et clubs sportifs à travers le pays et compte réaliser des films d'action pour présenter cet art aux téléspectateurs.
Pour atteindre son objectif , Said lance un appel aux groupes, aux associations et à toute personne motivée pour l'aider à représenter la culture amazigh et les amazighs au festival des arts martiaux à Bercy en France.
ès le couscous, le parti politique berbère, la boxe berbère..Un art martial berbère. C'est une premiére dans le monde. Nommé "Boxe amazigh", c'est un art inventé par le maître Said Jabir (qui est d'origine de Rif marocain, ceinture noir en Kung Fu).
Les instruments utilisés comme armes sont: la faucille, le bâton, ainsi que d'autre armes spécialement conçues pour cet "art".
Le fondateur de cet "art" a déja formé une équipe pour faire des démonstrations dans différentes salles et clubs sportifs à travers le pays et compte réaliser des films d'action pour présenter cet art aux téléspectateurs.
Pour atteindre son objectif , Said lance un appel aux groupes, aux associations et à toute personne motivée pour l'aider à représenter la culture amazigh et les amazighs au festival des arts martiaux à Bercy en France.
lundi, août 01, 2005
Les Mollahs étouffent la liberté de la presse en Iran

Après 50 jours de grève de la faim, le journaliste iranien Akbar Ganji est en danger de mort
Reporters sans frontières dénonce l'attitude criminelle des plus hautes autorités iraniennes qui refusent de libérer le journaliste Akbar Ganji (photo) alors qu'il entame son 50e jour de grève de la faim. « La seule solution, c'est la libération d'Akbar Ganji. Face à sa détermination, les autorités iraniennes doivent prendre la décision humanitaire de remettre en liberté ce journaliste injustement détenu depuis plus de cinq ans », a affirmé Reporters sans frontières. L'organisation appelle à la mobilisation des journalistes et de la communauté internationale pour faire pression sur le gouvernement iranien.
Le 31 juillet, Akbar Ganji va entamer son 50e jour de grève de la faim. Il pèse 52 kilos. Il est inconscient la plus grande partie de la journée. Depuis le 11 juin 2005, le journaliste refuse de s'alimenter pour protester contre son incarcération et ses conditions de détention.
Selon sa femme, qui a pu lui rendre visite pendant quelques minutes, le 28 juillet au soir, le journaliste est extrêmement faible. Lors de leur brève rencontre, il a « ouvert les yeux par fierté, mais il s'est ensuite évanoui », a-t-elle précisé.
Le procureur général de Téhéran, Saïd Mortazavi, présent à l'hôpital, a de nouveau accusé l'épouse du journaliste de vouloir « tuer son mari ». Ces accusations avaient déjà été publiées dans un journal pro-gouvernemental.
Reporters sans frontières est indignée par l'attitude et les propos insultants de Saïd Mortazavi. La lente agonie d'Akbar Ganji est la conséquence dramatique de la haine des autorités contre ce journaliste réputé pour ses enquêtes et son combat pour la liberté d'expression en Iran.
Malgré son transfert, le 17 juillet, à l'hôpital Milad, au nord de Téhéran, son état de santé ne s'est pas amélioré. Portant, Saïd Mortazavi insistait encore récemment pour lui faire subir une opération qui demande une anesthésie générale alors que, de l'avis des médecins, son état de santé ne le lui permet pas.
Prix Nobel de la paix 2003 et avocate d'Akbar Ganji, Shirin Ebadi a également déclaré à l'Agence France-Presse (AFP) "avoir de graves inquiétudes quant à l'état de santé du journaliste". Elle n'a toujours pas obtenu l'autorisation de rendre visite à son client.
Les autorités iraniennes ont par ailleurs arrêté, le 25 juillet, un autre journaliste, Masoud Bastani, impliqué dans le mouvement en faveur de la libération d'Akbar Ganji. Collaborateur de plusieurs journaux réformateurs, notamment Etemad, Toseeh et Joumhoryat, il a également publié de nombreuses informations sur la situation de son confrère en grève de la faim. Détenu à la prison d'Evine, il n'a pas été autorisé à recevoir de visite. Il pourrait être transféré à la prison d'Arak (Centre) où il risque d'être détenu avec des prisonniers de droit commun. Reporters sans frontières dénonce cette arrestation qui vise un journaliste réformateur engagé aux côtés d'Akbar Ganji. « Non content de laisser mourir Akbar Ganji, les autorités arrêtent et harcèlent ceux qui ont le courage de le défendre », a déclaré l'organisation qui demande sa libération.
www.rsf.fr
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