mercredi, février 04, 2009

Shlomo Bar rend hommage à la vallée de Tdeght (Tinghir)

samedi, janvier 03, 2009

Coup de griffe de Lucien

Un article important de notre ami Lucien Oulahbib sur la guerre que mène Tsahal contre le mouvement terroriste palestinien Hamas . A lire sans modération.

Gaza : devait-on négocier avec Hitler ?

That is the question puisque le Hamas se réclame de la même doctrine ou quasiment : celle du peuple supérieur. Mais ceci fait sans doute partie des nouvelles censures dont parle le dernier numéro de Valeurs Actuelles puisque la spécificité non négociable, elle, de son combat est niée en ce sens qu'il est impossible au Hamas de négocier autre chose que des trêves provisoires puisque son but ne vient pas de lui mais de cette entité qu'il appelle "Allah" et qui demanderait la soumission de toute terre terrestre et céleste : le chant du muezzin ne permet-il pas la levée la montée et la descente du soleil ? Comment dans ces conditions négocier ? Avec qui ? Des "impies" qui ont falsifié la Parole (le Livre) comme le montre le Discernement (Koran) ? Impossible ! Sauf que ce discours, ou les statuts du Hamas, n'est pas évidemment répété à chaque fois que l'on montre un enfant mort à la caméra jouant plutôt sur la susceptibilité, faisant ainsi oublier, dans le même temps, que les soldats du Hamas vivent avec leur famille, se protègent avec, tandis que les centaines de roquettes tirées au hasard ne ciblent précisément aucun autre objectif militaire puisque chaque juif est une cible en tant que telle. Il arrivera bien un moment où elles se feront plus précises. Et donc plus létales.

Fallait-il donc que la riposte d'Israël soit moins "disproportionnée" et donc envoie également lui aussi, en proportion, autant de roquettes au hasard? Jusqu'où s'arrête la proportion ? Ceux qui clament que la solution ne peut pas être militaire oublient qu'elle a été militaire avec Hitler et avec le militarisme japonais, et qu'en réalité Israël s'est toujours retenu alors qu'en d'autres temps Gaza aurait été rasé depuis longtemps si cette enclave avait été à la frontière française, anglaise, disons en 1914 ou en 1939... Ne parlons pas de la Russie en...2008.

Et en quoi l'Alsace serait-elle partie intégrante de la France plus que de l'Allemagne ? Et la Savoie ? Et la Corse? Et l'Aquitaine? Et le pays Basque, et la Bourgogne ? Et la Flandre ? Et l'Écosse ? Et l'Irlande du Nord ? Au nom de quoi devrait reprocher Israël d'avoir accepté la partition de 1948 alors que la Déclaration Balfour prévoyait que la Jordanie appartiennent également au Foyer Juif ? Pourquoi les arabo-musulmans ont-ils refusé en 1948 une partition alors qu'Israël était bien plus petit, (avec le désert du Néguev) et n'avait pas tout Jérusalem, etc ? La critique ne peut pas venir que d'un seul côté, pourquoi les Juifs auraient tort à cent pour cent ? Pourquoi ? Et les 800 000 juifs expulsés d'Afrique du Nord et du Proche Orient après 1948 (alors qu'ils étaient là bien avant l'invasion arabo-musulmane du 7ème siècle) ne peuvent être oubliés alors que ce sont les dirigeants arabo-musulmans qui en 1948 ont demandé aux palestiniens de partir afin de ne pas se faire tuer lors des affrontements. Et les excès de ces derniers ne doivent pas être un prétexte pour oublier que les Juifs sont des êtres humains comme les autres et donc peuvent faire aussi des erreurs alors que les dits arabes ne feraient pas, bien sûr, ils n'ont aucun tort, évidemment, et ainsi l'on projette sur eux cette conception contestable qui présuppose que toute violence n'est qu'une conséquence subie et jamais une préméditation en vue d'assouvir une passion, non, la passion, la convoitise, la rouerie, le mensonge, sont occidentaux pas du tout humains, non, donc toute personne habitant au "Sud" en général et au " Proche Orient" en particulier (à l'exception d'Israël puisqu'il est peuplé d'occidentaux) sera considérée comme exempte de tels tourments, donc, à Gaza, la faute sera uniquement reportée sur Israël, eh oui ! CQFD ! même si Gaza longe la mer, a une frontière avec l'Egypte et pourrait en avoir une avec Israël s'il avait été décidé une réelle paix des braves, un réel choix de développement, or, au lieu de cela, le Hamas ne négocie pas, il exige qu'Israël disparaisse, il transforme ses gens en armes fatales, voilà la réalité, pure et dure, aussi dure que le bunker d'Hitler. Certes le Hamas n'est pas (encore)Hitler, non pas parce qu'il ne veut pas, mais parce qu'il ne le peut pas, même s'il se fait financer par l'Iran Khomeyniste qui, lui, n'a pas attendu la génuflexion de Dieudonné devant Faurisson pour le vouloir et même en avoir bientôt les moyens. Aussi il serait bon que les pleureuses gardent leurs larmes pour une cause plus sereine.

Par Lucien SA Oulahbib

http://lucien.samir.free.fr/biographie/index.html

dimanche, novembre 30, 2008

PORTRAIT

H'mmu Kemous, l'écorché vif

Discret, H’mmu Kemous, chanteur, poète et calligraphe amazigho-belge, originaire d’Igoulmimen au sud-est de Tamazgha occidentale, trace son chemin sans grand bruit. Très attentif à la qualité plutôt qu’à la quantité, il continue en permanence à élargir la palette de ses talents. Portrait d’un artiste rebelle à toute forme d’oppression.


Allati (Imetlaâ), H'mmu et Azergui à Roterdam (Pays Bas)
Photo : M. Abttoy

Pionnier

"Un cœur en sucre d’orge". La sexagénaire belge venue assister le 23 mai 2008 au concert donné par H’mmu Kemous à Bruxelles a ainsi qualifié cet artiste berbère. Cheveux en bataille. Une guitare en bandoulière. L’artiste avait traité ce soir là des loups (Uccan) qui gouvernent la terre amazighe, de la trahison, de la liberté, de la berbérité, sans oublier l’amour. Accompagné par Filip et Evy, il participait bénévolement à une fête organisée à l’occasion du passage à Bruxelles de "La caravane amoureuse". "J’aurai aimé comprendre les paroles de ses chansons", me dit-elle, un peu éméchée. H’mmu, cet artiste né trois fois à la fin des années 60, n’est autre que le leader du groupe "Times". Son parcours artistique est hors du commun. Il est en effet le pionnier de la chanson amazighe contestataire et moderne au Sud-est de Tamazgha occidentale qu’il a fini par quitter pour vivre à Bruxelles. Cet artiste singulier perpétue toujours, en chantant, son combat pour la liberté, l’amazighité et la laïcité.

Oppression

H’mmu Kemous est un écorché vif. Un révolté. Il a connu la prison, l’oppression et les tracasseries policières alors qu’il n’était que lycéen. Il avait 17 ans lorsque tout a commencé. H’mmu, qui échangeait des lettres et des cassettes avec des amis de Kabylie, a été arrêté par la police marocaine et accusé de "détention d’armes". Au début des années 80, il était très risqué de défendre son amazighité. La Kabylie venait de vomir sa colère sur la mafia politico-financière au pouvoir à Alger, alors que les blessures d’Igoulmimen et de tout le grand Tafilalt saignaient encore sous la dictature d’Hassan II. La cadence de la répression s’était accélérée à l’époque et happait les espoirs des rares militants qui pouvaient se revendiquer comme berbéristes. La revue "Amazigh" a été interdite et Ali Azaykou mis en prison. De son côté, Boujemâa Hebbaz a été enlevé à Rabat pour ne jamais réapparaître. C’est dans ce contexte marqué par la tension et la peur que H’mmu a été interpellé au lycée Ghris [1] par des gendarmes. Placé plus de six mois sous surveillance des services secrets (DST), tout le courrier qu’il recevait de Kabylie était lu et épié.

L’adolescent traqué partout à cause de son engagement en faveur de la culture amazighe était interdit de quitter son village même pour aller au lycée. Il a fini par abandonner ses études sans toutefois baisser les bras. Quelques années plus tard, il a été interpellé une nouvelle fois à Casablanca où il poursuivait des cours de musique dans un conservatoire. Quelques jours après, me dit H’mmu, "le directeur m’a conseillé de ne plus revenir". "A ce moment là, j’avais senti la terre bruler sous mes pieds. Il fallait partir et loin". Commence alors une longue période d’errance durant laquelle il a visité en auto-stop presque tous les pays de Tamazgha. Il découvrira alors le destin d’autres Berbères confrontés à des dictatures sanguinaires, ce qui le révolta et le marqua d’une trace indélébile.

Times
Evy et H'mmu lors d'un concert à Bruxelles en mai dernier
photo : l.Azergui

Avant de fonder le groupe "Times" à Bruxelles en 1992, les chansons de H’mmu circulaient sur casettes dans tous les villages du grand Tafilalt. Ce n’est qu’en 2000 que le groupe sort "Afrag", un CD de promotion de quatre chansons. Quelques années après, le groupe enregistre "Tiwizi", un hymne à la liberté et au peuple berbère. La poésie de H’mmu égrène les thèmes de l’exil, de l’amour et de la liberté. Ses poèmes, d’une grande beauté, sont également des appels à la révolte et au recouvrement de tous les droits du peuple amazigh. L’œuvre, un mélange de différents styles musicaux, dont le blues, le jazz, le slow, le rock et le soukous (style de musique dont l’origine est l’ancien Zaïre), est un véritable appel à l’éveil des consciences.

Bon courage H'mmu

vendredi, octobre 03, 2008

Humour : Ahmed the dead terrorist

jeudi, septembre 18, 2008

Awal ghef wawal

Le quotidien algérien Echorouk, qui honore un arabo-islamiste kabyle titre aujourd'hui en Une "Un amazigh qui a vendu son champ d'oliviers pour diffuser la langue arabe et l'islam" ! (jeudi, 18 septembre)

"Pauvre amazigh, ils t'ont coraniqué et arabaisé ! Un seul olivier c'est mieux que toute la misère des arabes !"

samedi, août 16, 2008

islamisme

Le quotidien islamiste "Attajdid" a consacré un article à "l'évangélisation" des enfants de Ain Louh (village berbère de la région de Khénifra).

Le journal a titré : "l'évangélisation menace la religion des enfants de Ain Louh".

Moi j'ai envie de répondre que "l'islamisation bâtarde - que le journal défend - menace aussi les enfants de Ain Louh et tous les berbères d'ailleurs. Au moins avec le christianisme, on risque pas de les voir un jour se transformer en kamikazes potentiels".

dimanche, juillet 27, 2008

Détenus politiques berbères

Que veut le pouvoir marocain ?

Depuis déjà plus d’une année, dix détenus de la cause amazighe croupissent dans la prison civile de Meknès sans être jugés. Le tribunal de la ville ne cesse de reporter leur procès, invoquant à chaque fois un motif différent. Tout laisse croire pour le moment que le tribunal ne sait plus quoi en faire et qu’il attend des ordres d’en haut. Dans un pays où «la justice» n’est pas indépendante, ces reports qui caractérisent toutes les affaires politiques est une tradition. Ces incessants reports visent, sans aucun doute, à épuiser les familles et les comités du soutien et à punir les militants et leurs familles qui ne cessent de se mobiliser pour les libérer.

Comment expliquer ce retard alors que les militants qui avaient été arrêtés à Imtghen, au même moment que ceux de Meknès, ont été condamnés injustement à de lourdes peines allant de 2 à 5 ans de prison ferme en un temps record. Ceux de Boumalen Dadès ont été condamnés avant d’être libérés en l’espace de quelques mois. Si ce tribunal de la honte ne trouve rien à reprocher à ces militants, alors qu’il les libère. S’il dispose de preuves accablantes, alors pourquoi il s’attarde à les condamner ?.

Les détenus, déterminés plus que jamais, ne cessent de multiplier les protestations devant le tribunal et dans leur prison, enchaînant les grèves de la faim. Des sources locales nous ont assuré qu’ils font toujours objet d’insultes racistes et de violences brutales de la part de leurs geôliers, parfois même devant leurs familles. Ces dernières ont maintenant peur pour la sécurité de leurs enfants et appellent tous les militants épris de justice et de liberté à les soutenir, à manifester leur solidarité et à presser par tous les moyens afin de les libérer.